Des cris d'orfraie!
04/07/2014 10:07 par yvonlouvain
Après l'intervention de Sarkozy, ça bouillonne dans les salles de rédaction et sur les plateaux. Nous entendons les hauts cris de la gauche et de la magistrature. Ces gens dénoncent l'intention de la droite de vouloir mettre fin à l'indépendance des juges. Il ne s'agit pas de cela. Ce n'est pas l'indépendance qui est en cause mais l'impartialité de certains juges. Et nous doutons que celle-ci soit accordée à Sarkozy. Doute confirmé par l'attitude de la juge instruisant le dossier. Parmi ceux qui dénoncent cette prétendue atteinte à l'indépendance de la justice, il y a le socialiste Claude Bartelone, président de l'Assemblée nationale. Il trouve inadmissible qu'un ex-président puisse attaquer de cette manière l'intitution judiciaire. Un ex-président est un justiciable comme un autre et il a le droit de dénoncer le régime judiciaire qui lui est imposé. Et quel régime! Vous, M. Bartelone, dans une même situation vous resteriez silencieux si vous êtiez soumis à un tel régime? Je n'en crois pas un mot.
Quels faux-culs, ces journalistes...Disons, certains journalistes...Enfin, certains plus que d'autres! A cet égard, la chaîne BFMTV, prétendue première chaîne d'information, bat tous les records. Comme ça tourne en boucle sur cette chaîne, les mêmes âneries sont quasiment répétées à l'infini. Et bien sûr, pour ne pas faillir à la règle, les mêmes positions antisarkozystes. Par exemple quand sont rappelés les propos tenus par Sarkozy lors de son intervention, quand il traite de menteurs Taubira et Valls, nous constatons la réprobation des journalistes à leur ton agacé et à leurs mimiques qui ne peuvent tromper personne. Ils savent comme tout le monde que ces deux ministres ont menti lors des écoutes téléphoniques, mais chut! il ne faut pas le dire, ce sont des ministres socialistes et à ce titre sont parés de toutes les vertu et doivent continuer à l'être.
Alain Juppé soutient, très mollement Nicolas Sarkozy et en définitive le contredit quand il affirme qu'il ne faut pas vilipender l'institution judiciaire. Certainement candidat en 2017, Juppé ménage ses arrières: il vaut mieux être en bons termes avec l'institution judiciaire et surtout, surtout ne pas comparer les magistrats à des petits pois...
Par l'intermédiaire de son avocat, N. Sarkozy peut introduire un recours en légitime suspicion pour demander la destitution de la juge Claire Thébaut.
Je ne suis pas vraiment de l'avis de ceux qui préconisent l'interdiction aux magistrats de se syndiquer. Il s'agit d'un droit constitutionnel. En revanche, en vertu de la séparation des pouvoirs, il me semble logique de leur imposer un devoir de réserve en leur interdisant d'exposer publiquement leurs convications politiques comme a pu le faire la juge d'instruction Thébaut en charge du dossier Sarkozy sur le site "Médiapart" en se félicitant de l'élection de François Hollande et se réjouissant de l'échec de Nicolas Sarkozy. Maintenant, attention, nous sommes avertis: si le citoyen qui est aussi, ne l'oublions pas, un contribuable, ose formuler un jugement négatif sur le fonctionnement de notre justice, s'il ose contester une décision de justice, Il peut-être poursuivi pour injure à magistrat. Voilà un exemple du pouvoir exorbitant du juge qui est le seul professionnel à ne pas subir de contre-pouvoir. Il est grand temps de rénover la justice de ce pays. Et il n'est peut-être pas exagéré de parler d'une république des juges.
Sarkozy croûle sous les affaires, il a de nombreuses casseroles accrochées à ses basques, et comme il n'y a pas de fumée sans feu, il est forcément coupable. Voilà le discours partout entendu de la part de gens bien intentionnés. Voici ma réponse: ce n'est pas très compliqué d'attacher des casseroles aux semelles d'un homme qu'on déteste, plus difficile, comme on le voit jusqu'à maintenant, est d'en prouver la légitimité. Au lieu de compter les affaires, comptons plutôt les condamnations ( il n'y en a pas jusqu'à présent): ce serait plus juste et en fait plus démocratique. Mais je doute que ces belles âmes comprennent un traître mot de ce que je dis. Non, non, je ne dis pas que ce sont des imbéciles...Enfin, pas tout à fait....
Nicolas Sarkozy a vidé son sac hier sur TF1 face à deux journalistes dont l'un, celui de TF1, fut particulièrement agressif. Il n'a pourtant pas réussi, malgré ses efforts, en coupant sans cesse l'ex-président, à l'empêcher de s'exprimer, de dévoiler des faits qui apportent la preuve d'un acharnement judiciaire. Et tous ceux qui continueront à nier l'existence de cet acharnement sont soit des naîfs, soit des antisarkozystes obsessionnels. Je demande pour ma part à Nicolas Sarkozy de publier la scandaleuse lettre du syndicat de la magistrature qu'il a reçue juste avant l'élection de 2012 et dans laquelle ce syndicat politisé lui indique qu'il demandera à voter contre lui. Nous avons là l'explication de l'acharnement judiciaire dont il est victime de la part de certains juges. Dans aucun pays démocratique un accusé, homme politique de haut rang, serait confronté à un magistrat instructeur qui a pris position politiquement contre lui. Maintenant, il faut être lucide: le retour en politique de Nicolas Sarkory apparaît compromis car l'acharnement judiciare va continuer avec la complicité plus ou moins affirmée des médias. Au peuple français de juger.
Manuel Valls a parlé ce matin de "faits graves" au sujet de la mise en examen de Nicolas Sarkozy. A-t-il connaissance des éléments du dossier? Ce serait contraire à la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire. A-t-il bénéficié de la violation du secret d'instruction?
Beaucoup de personnes se réjouissent de la mise en examen de Nicolas Sarkozy: la gauche bien sûr, connue pour son sectarisme, avec François Hollande en tête qui voit disparaître un adversaire potentiel pour 2017, le FN pour la même raison et certains barons de l'UMP toujours pour la même raison. Sans oublier évidemment le syndicat de la magistrature. Et la presse farouchement antisarkozyste. Et ça fait beaucoup de monde qui voit Sarkozy grillé, carbonisé avec l'accusation infamante dont il est l'objet. S'il s'en sort, je lui tire définitivement mon chapeau. Ce n'est pas impossible car avec sa mise en examen il a désormais accès au dossier. Et il n'est pas homme à ne pas répliquer. les responsables d'éventuelles carambouilles, d'une procédure judiciaire pipée auraient intérêt à se méfier. Les voies de recours ne sont pas faites, comme on dit, pour les chiens.
Avec la garde à vue puis la mise en examen de Nicolas Sarkozy, quelque chose semble ne plus tourner très rond dans notre justice. Que l'ex-président subisse un acharnement judiciaire, qui peut en douter? Rappelons qu'en dépit d'un zèle exceptionnel de la part des juges, il n'a jamais été condamné dans les multiples affaires où son nom apparaît. La garde à vue ne s'imposait pas: il suffisait que les juges d'instruction en charge du dossier le convoquent pour un entretien. Maintenant la mise en examen sous des chefs d'accusation aussi graves ne peut manquer d'étonner les juristes. Par exemple, le trafic d'influence pour obtenir des renseignements sur l'avancement du dossier ne concerne que les professionnels, avocats et autres, et pas le justiciable suspecté. Et parler de la violation du secret d'instruction, c'est se fiche du monde. Il n'existe plus, le secret d'instruction, il est constamment violé par les médias et les magistrats eux-mêmes. Acharnement? Le doute n'est pas permis. Le syndicat de la magistrature avait demandé en 2012 de ne pas voter pour le candidat Sarkozy. Et rappelons le "mur des cons". Les dernières mesures prises à l'encontre de l'ex-président ont un pbjectif précis même s'il est caché: l'humilier et surtout l'empêcher de revenir en politique. Le tout enrobé d'un vertueux principe: une justice indépendante, impartiale. On ne trompera que les adeptes du "tous pourris".