Les prophètes
13/06/2014 16:37 par yvonlouvain
La grève à la SNCF dure et gêne beaucoup de monde. Chacun reste sur ses positions. La politique n'est pas exclue du mouvement. Comment s'en étonner avec le climat délétère qui s'est installé dans notre pays par l'absence de confiance aux dirigeants. La concertation, cheval de bataille du gouvernement, devient inopérante quand la majorité du peuple rejette en bloc la politique suivie. Et les menaces d'amendes de la part de certains ministres à l'encontre des contrevenants à la loi passée en force ne vont certainement pas arranger les choses. Nous pouvons redouter dans l'état actuel de la situation une contestation d'ampleur nationale qui serait un désastre pour notre pays déjà en grande difficulté. L'aveuglement du pouvoir dépasse tout entendement.
Il y a, parmi les citoyens lambda, de grands "politologues" qui se prennent très au sérieux et nous livrent leurs précieuses analyses avec un maximum de condescendance à notre égard, nous les "sous-citoyens" qui osons nous exprimer et les contredire. Les sites internet regorgent de ces scientistes, de ces professeurs de culture politique et de morale républicaine, qui ont le monopole du savoir, de l'intelligence....et du coeur! (dixit Giscard à Mitterrand un soir de 1981).
J'oubliai: Si, malgré les sous de propriétaires gauchos fortunés, comme par exemple mister Bergé, "Libération" fait faillite, meurt de sa belle mort, j'aurai certainement moins de chagrin qu'à la perte de mon poisson rouge en 1960.
A mon âge, j'ai quelques lectures à mon actif et en toute sincérité j'assure avoir peu connu de journalistes aussi sectaires que Laurent Joffrin. A défendre l'indéfendable, à savoir ce gouvernement de pieds nickelé et la politique du président "normal et "pépère", nous sommes enclins à nous demander s'il possède encore le moindre crédit de la part de nos concitoyens. En ce qui me concerne, je ne suis pas sûr qu'il réussira à sauver le quotidien gaucho "Libération" de la faillite annoncée. Bien qu'ils aient en commun un sectarisme de belle facture.
Cela couvait epuis plusieurs jours, maintenant c'est fait: venant de l'hebdo "Nouvel Obs'", le journaliste gaucho-socialo Laurent Joffrin est nommé directeur de la rédaction du quotidien "Libération". Farouche opposant à la droite, antisarko patenté, la gauche va trouver avec lui un serviteur zélé à l'approche de 2017.
Je n'envie pas les travailleurs de la région parisienne. La grève SNCF complique une situation déjà difficile en temps ordinaire. Le plus souvent le trajet pour se rendre au travail et en revenir génère beaucoup de fatigue avec un temps important passé dans les transports en commun. A dix-huit ans, j'ai quitté ma province pour aller faire fortune à Paname, plus précisément en banlieue. J'y ai travaillé pendant 2 ans et le régime imposé a effacé les meilleurs souvenirs. 8 km à pied le matin et autant le soir entre les prises des différents bus de Sarcelles à Aubervilliers où l'usine était située dans la lointaine zone industrielle dépourvue de transport. Lever à 5 heures et retour à 21 heures, le tout "auréolé" de 10 heures de boulot sur la chaîne poids lours Citroën. Mais c'était il y a longtemps, entre 1958 et 1960 et l'on ne parlait pas de la pénibilité du travail. Heureusement (si je puis dire) il y eut ensuite les longues "vacances" en Algérie aux frais de la princesse...
La presse, même de gauche, surtout de gauche, ne cesse de parler de Sarkozy: reviendra, reviendra pas...A croire que l'ancien président, après avoir été tant critiqué, injurié, leur manque un peu plus chaque jour. Injurié? Insulté? Oh! oui. Et personne n'élevait la voix pour rappeler qu'il était président de la République comme on le fait maintenant pour Hollande. Souvenons-nous, entre autres, de "Marianne" avec son titre " le voyou de la République". Imaginez un peu le scandale si Hollande était traité de cette manière...Son copain Valls s'étranglerait de fureur. Ainsi, commencerait-on, à gauche, à regretter Sarkozy? C'est vrai qu'avec le président "normal" il n'y a pas de quoi grimper aux rideaux. Le retour de Sarkozy apporterait du piment à une politique morne, ne suscitant aucun enthousiasme et c'est un euphémisme si l'on tient compte du mécontentement quasi général.
L'UMP est en crise, ce n'est pas une découverte. Les journalistes gauchos -socialos, sous l'égide d'un Bergé entre autres, y vont de leurs pronostics où domine bien entendu un enterrement de première classe. C'est tout juste si ces hypocrites ne sortent pas déjà leurs mouchoirs. Patience, les fossoyeurs, l'UMP est très malade mais pas encore morte. Il existe des transfusions qui font des miracles. Et pendant ce temps, pendant que l'on s'excite sur ce parti, l'on ne parle pas du gouvernement qui pédale dans la choucroute, avance et recule, recule surtout. On ne parle pas du grand chambardement qui a lieu dans le cabinet de François Hollande. La plupart des conseillers sont virés manu-militari. La chasse aux énarques ouvrirait-elle en même temps que celle des canards...Boiteux? Tous ces remaniements annoncent tout simplement une fin de règne. Comme c'est ballot pour vous messieurs (et mesdames) les fans du roi Hollande. Les derniers fans, le dernier carré. Là, vous pouvez sortir vos mouchoirs de la naphtaline.
La réforme du code pénal en discussion au Parlement et initiée par Mme Taubira suscite des interrogations et beaucoup de controverses. Suppression des peines plancher pour les récidivistes, plus d'emprisonnement effectif jusqu'à une peine de cinq ans, bref tout un arsenal laxiste pour certains. Mme Taubira rétorque, avec l'arrogance qui la caractérise, que les mesures prises sous Sarkozy sont inefficaces, que l'on n'a jamais connu une telle densité de prisonniers sans pour autant faire baisser la délinquance. Elle ne croit pas que sa réforme obtiendra un résultat encore plus négatif en lançant un message laxiste aux délinquants. L'emprisonnement, la privation de liberté, quoi que vous en pensiez Mme Taubira, reste un élément dissuasif et entre ainsi dans la prévention. Il semble que sur certains points la ministre s'oppose au couple exécutif. Mais elle passe outre aux indications, voire aux injonctions de François Hollande et de Manuel Valls. D'où tient-elle pareille autorité? Quels sont ses atouts lui permettant de braver l'autorité supérieure? Et de ne pas redouter le moindre recadrage? Ces questions méritent d'être posées.
L'UMP réunit son bureau politique pour statuer sur son avenir. Réunion à haut risque tant les antagonismes sont sur les dents. Le parti de droite nous offre un spectacle des plus affligeants. A cet égard, les propositions avancées par NKM ne sont peut-être pas aussi stupides que certains l'affirment: changement de nom du parti, vente du siège pour récupérer de la monnaie et alliance plus étroite avec le Centre, notamment l'UDI. Cette dernière me semble frappée au coin du bon sens. Sans une alliance effective sur les objectifs avec le Centre, la droite républicaine ne pas eut pas espérer revenir au pouvoir. Il en a toujours été ainsi. Droite et Centre ont toujors appatenu à la même famille, sans que pour autant l'on puisse parler de mariage incestueux.