Au ras des pâquerettes
13/04/2014 08:06 par yvonlouvain
Quels sont les derniers atouts de François Hollande dans une situation qui s'assombrit nettement pour lui? Formulons une hypothèse: il pourrait dissoudre l'Assemblée nationale en 2015. Sa légitimité n'en souffrirait pas et une cohabitation le laisserait en meilleur état en 2017 qu'avec l'omniprésence d'un Valls toujours aussi populaire et peut-être triomphant.
Si Valls caracole en tête des sondages- 58 % de satisfaits-, avec une com' efficace, un dynamisme apparent, une grande détermination (miroir aux alouettes?) qui peuvent laisser espérer des lendemains qui chantent, sa nomination au poste de Premier ministre n'a pas réussi, alors qu'elle était censée y contribuer, à redorer le blason de son patron. François Hollande est quasiment au fond du trou avec, selon le dernier sondage IFOP, 18% de satisfaits. Jamais un président de la Vème n'aura été aussi loin des étoiles. Même si apparemment il se moquedes sondages, sa situation va devenir très compliquée avec une légitimité mise en doute. Valls a un boulevard devant lui pour 2017. S'il échoue dans son entrprise, s'il ne peut respecter ses promesses, il pourra toujours dire qu'il n'a pas eu les coudées franches avec le président de la République.
Moi aussi je braille comme un veau, et plus souvent qu'à mon tour....Mais je n'ai pas voté Hollande.
Manuel Valls a convaincu 55% des Français avec sa déclaration de politique générale, tout en restant très évasif sur la mise en oeuvre des mesures qu'il préconise. Cette crédibilité qui lui est accordée prouve qu'il sait se montrer très habile. Même si, à certains égards, beaucoup de Français restent des veaux. Ils l'ont démontré en 2012 en élisant "moi, président, je..." et aujourd'hui ils braillent....toujours comme des veaux!
Manuel Valls n'a pas à craindre le moindre obstacle à sa gestion des affaires du pays de la part de l'opposition officielle, la droite toujurs occupée à explorer le trente-sixième dessous. En revanche, qu'il garde un oeil sur ses prétendus amis politiques: de là vient le danger.
Les gens de gauche les plus éminents croient que le désaveu adressé au gouvernement lors des municipales signifie que les Français souhaitent une politique plus ancrée à gauche. Quelle erreur! Les Français ont dit avec une clarté évidente qu'ils ne voulaient plus d'un pouvoir de gauche idéologue complèmentement déconnecté du monde actuel, incapable de procéder aux réformes nécessaires afin que la France retrouve une compétitivité digne de ce nom.
J' avoue n'avoir aucune considération, si ce n'est un profond mépris pour une certaine presse qui se parant de toutes les vertus démocratiques, de la noblesse d'informer les citoyens, se conduit en réalité comme un charognard acharné à dépecer les cadavres.
Dominique Baudis, journaliste, homme politique, maire de Toulouse, défenseur des droits qui vient de nous quitter fut un homme en tous points remarquable auquel nous aimerions ressembler. Les accusations graves, calomnieuses (proxénétisme, meurtres) et bien entendu infondées dont il fut victime et qu'il affronta avec courage ont certainement eu un rôle dans la maladie qui l'emporta. Certains médias qui se sont acharnés contre lui, allant jusqu'à ajouter foi à la rumeur, devraient aujourd'hui exprimer des regrets. Mais ces gens-là ne le font jmais tant ils sont persuadés d'exercer honnêtement leur métier. Qu'importe si l'on brise un homme.
N'allez surtout pas croire que François Hollande laissera Manuel Valls lui faire de l'ombre. Les décisions importantes partiront toujours de l'Elysée. Les confrontations à fleurets mouchetés risquent de se transformer très vite en chocs frontaux...
Harlem Désir, premier secrétaire du PS, ne serait pas, selon les instances du parti, à la hauteur de la tâche assignée. En termes clairs: il ne ferait pas son boulot. François Hollande n'hésite pas à l'accuser d'être le premier responsable de la déculottée prise aux municipales. Là, il faut oser! Malgré tous ses défauts, ce n'est quand même pas Désir qui a mis en place la politique actuelle sanctionnée par le peuple. Ne soyons pas étonnés: le président de la République a pour habitude de se défausser sur les autres. Comme quand il prétend toujours que "l'héritage" est responsable des mauvais résultats de sa politique. Lors e la prochaine campagne présidentielle, en 2017 donc, il dira sans doute que s'il a échoué, c'est la faute à Sarkozy. Enfin, Harlem Désir n'est plus en grâce...Qu'à cela ne tienne, on le remplace à la tête du PS et on le nomme secrétaire d'Etat aux affaires européennes....La déchéance remplacée par une promotion! Voilà bien du socialisme pur jus!