Un destin...
09/06/2013 17:59 par yvonlouvain
Ce n'est pas vouloir critiquer systématiquement lorsqu'on évoque le double langage de François Hollande. Il est perceptible, même si peu en font état. Le sujet ne passionne guère même s'il s'agit de la pertinence de la politique suivie.
Il reconnaît maintenant que la compétitivité est primordiale mais en même temps ne lâche rien sur la taxe de 75% qui n'est certainement pas une incitation à l'investissement et à,la création d'entreprises. Socialiste le 23 mai à Paris lors de sa conférence de presse, le voilà social-démocrate à Leipzig et vantant l'action du chancelier Schröder qu'il dénonçait naguère. Il critique vertement la commission européenne qui impose à la France des réformes structurelles alors que celles-ci sont inscrites dans le traité budgétaire ratifié par la majorité actuelle. Et qu'elles constituent en fait la contrepartie des 2 ans de délai accordés pour atteindre un déficit budgétaire de 3% du PIB.
Contradictions tous azimuts laissant percevoir une ligne politique fluctuante, inconstante et d'une dramatique incohérence. Le chômage s'emballe et pourtant le gouvernement remet en cause le statut de 1,2 million d'autoentrepreneurs ou des emplois familiaux.
Tous les signaux sont au rouge et bientôt nous parlerons de débâcle. Dans l'état où se trouve notre pays au plan économique, avec une fiscalité outrancière pesant sur les moyens de production, il ne pourra même pas bénéficier de la reprise qui s'annonce outre-atlantique et au Japon.
Les partisans de François Hollande précisent qu'il pratique une politique de petits pas qui peut porter ses fruits. Possible! Mais quand on a le feu aux fesses, il vaut mieux courir...
La réforme des retraites de 2010 poussa beaucoup de monde dans la rue. Les Français battirent le pavé à de nombreuses reprises.
Attendons la nouvelle réforme qui s'avèrera autrement douloureuse. Nous verrons si nos concitoyens seront aussi combatifs...Personnellement, j'en doute. La gauche au pouvoir a toujours réussi à faire passer les mesures les plus indigestes et les moins efficaces. C'est la gauche, comprenez-vous? Impossible qu'elle affâme le peuple par quelque décision que ce soit. Les légendes ont la vie dure. Ensuite, le peuple arrive parfois à percevoir son erreur, mais il est trop tard.
Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, est un homme ambitieux, ce qui n'est pas exceptionnel en politique. Chouchou des sondages à gauche comme à droite, il voit déjà sa vie transformée en destin.
Inutile de préciser qu'il a l'oeil braqué sur Matignon, première étape nécessaire.. Mais il fait l'effort, sans doute peu facile, de rester en très bons termes avec le locataire des lieux. Il ne veut pas donner le sentiment de briguer la place de J.M. Ayrault, alors que tout le monde en fait des gorges chaudes. Il s'applique lors des réunions à ne pas déborder du ministère dont il a la charge et se montre un parfait hollandiste alors qu'étaient si vives ses critiques quand François Hollande était premier secrétaire du PS. Manuel Valls a parfois des colères terribles, irrépressibles et l'on peut douter de son sang-froid dans certaines circonstances. Par exemple, à l'Assemblée nationale, lorsque submergé par la colère il n'a pas craint d'accuser l'opposition d'être responsable du terrorisme. Voilà bien un trait de caractère peu recommandé pour accéder aux plus hautes fonctions.
Il compte sur un remaniement ministériel en 2015, après les régionales et espère remporter le gros lot, c'est-à-dire Matignon en attendant l'échelon suprême de 2022. Pour les hommes politiques, la vie est un long fleuve tranquille, ils peuvent faire des projets à long terme, rien, sans doute, ne peut leur arriver...
Pour l'instant, Manuel Valls s'accroche à son ministère, espérant qu'aucun dérapage ne lui fasse perdre tout crédit pour l'avenir qu'il s'est tracé.
Mais pense-t-il parfois à l'efficacité de son action comme ministre de l'intérieur? Les résultats malgré la mise en scène sont peu encourageants. Le bilan ne semble pas euphorique en dépit d'une communication parfaite. L'insécurité augmente partout, dans tous les secteurs déterminants. Avant de postuler pour un poste plus honorifique, Manuel Valls devrait s'attacher à gagner cette partie difficile, du moins à améliorer la situation de façon tangible.
Les promesses se suivent et se ressemblent. Après avoir solennellement déclaré en mars qu'il n' y aurait pas d'impôt supplémentaire pour 2014, François Hollande passe outre à cette promesse en mettant à contribution les familles avec la baisse du quotient familial. Il noie le poisson en affirmant qu'il s'agit d'un avantage supprimé et non d'une augmentation d'impôt.Environ 1,3 million de familles seront touchées et des familles aisées selon le pouvoir. En gros à partir de 4500 euros mensuels, qui définissent la base de la richesse d'après notre président. Et tout cela concocté dans la justice. A tel point qu'avec un même revenu un ménage avec 2 enfants paiera plus d'impôt qu'un ménage sans enfant.
La politique familiale fonctionne plutôt bien dans notre pays, l'atteste une natalité bien supérieure à celle des autres pays européens. Mais le pouvoir socialiste s'en fiche comme de sa première liquette. Ce n'est pas vraiment sa tasse de thé. Et puis, ne cherchons pas midi à quatorze heures, il ne dédaigne pas de s'en prendre aux prétendus riches pour montrer comme il se soucie des plus défavorisés, ses électeurs en puissance mais qui quittent en masse le navire. Ils s'aperçoivent que leur sort ne s'est pas amélioré depuis un an, bien au contraire. La baisse du pouvoir d'achat ne les empêche pas de partir en vacances, mais d'acheter du pain pour nourrir leur famille. La plage attendra.
Considérant que la liberté d'expression reste sacrée, pourra-t-on un jour sanctionner avec une sévérité absolue l'apologie du nazisme et de tous les fascismes en général? Ces comportements dangereux pour notre société et notre civilisation naissent sur le terreau de l'antisémitisme et du racisme. Pourra-t-on jamais les éradiquer? Seule une éducation historique poussée réussirait peut-être à enrayer une telle violence de nature politique. Mais je parle bien de tous les fascismes qui existent aussi à gauche, même si leurs fondements sont différents.
Un jeune étudiant de 18 ans, de la mouvance extrême-gauche, en état, semble-t-il, de mort cérébrale, a été agressé lors d'une bagarre entre jeunes d'extrême-gauche et jeunes d'extrême-droite. Personne ne sait exactement comment cela s'est passé. L'enquête en cours devra en déterminer les faits. Un jeune homme (espérons que non) a peut-être perdu la vie. C'est un drame pour ses proches.
Aussitôt, la politique entre en jeu en exploitant ce drame. Certains de gauche n'hésitent pas à accuser les manifestations pour tous, autrement dit les manifestants anti-mariage gay, d'avoir semé des ferments de violence débouchant sur des confrontations mortelles.
La bêtise humaine est incommensurable! Elle n'a aucune limite dans le climat délétère que l'on connaît chez nous.
Selon Michel Rocard, François Hollande est honnête, loyal, intègre, et il est peu compétent en économie.
Je ne dirai pas que notre président ne respire pas l'honnêteté, j'ajouterai simplement que la sincérité n'est pas toujours une vertu cardinale pour lui et qu'il a souvent tendance à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, d'ailleurs très bien secondé sur ce chapitre par son premier ministre.
Peu compétent en économie, sans doute, mais surtout il ne connaît absolument rien au fonctionnement d'une entreprise et ce ne sont pas ses conseillers qui peuvent l'aider à combler cette lacune: ils sont issus comme lui de la haute fonction publique après le passage obligé à l'ENA.
Il apparaît de plus en plus que les affaires en cours et leurs instructions, Bettencourt, l'arbitrage Tapie etc..sont de nature politique visant à éliminer un homme qui risque de revenir sur la scène politique: l'ex-président Nicolas Sarkozy.
Le peuple français doit savoir que si une collusion existe entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif (politique), normalement indépendants l'un de l'autre, l'affaire est gravissime et met en danger les fondements mêmes de notre démocratie.
François Hollande et son gouvernement auraient tort de se réjouir ( et d'en rajouter une louche à l'occasion, avec un Harlem Désir qui saute sur tout ce qui bouge) du bazar qui règne actuellement à l'UMP, et c'est peu de le dire, et d'une opposition de ce fait quasi inexistante. Ils pourraient se retrouver face à une opposition beaucoup plus radicale et redoutable: la rue.
Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, est un monument à lui tout seul: il faudra le statufier.
Chacune de ses interventions dans les médias participe, à mon sens, du plus haut comique. Il récite en boucle la leçon socialiste, sorte de catéchisme immuable, couvrant la voix de son interlocuteur et l'empêchant d'en placer une. En boucle veut dire qu'il répète toujours la même chose. De plus il n'a pas son pareil pour justifier les palinodies injustifiables du chef de l'Etat et du gouvernement dont il s'avère un auxiliaire précieux. Vraiment, il faudra le statufier!
J.L. Mélenchon fait beaucoup de bruit mais en réalité travaille pour la gauche tout entière. En critiquant ses alliés, notamment le gouvernement, il râtisse large, recrute ailleurs qu'à gauche. Et le jour de l'élection présidentielle avec Hollande comme candidat, après lui avoir dit ce qu'il pense de sa politique néfaste, il appelle à voter pour lui. Classique! Nous pourrons le vérifier encore en 2014 avec les municipales.