Et vlan! passe-moi l'éponge...
27/05/2013 17:29 par yvonlouvain
La gauche et les médias aux ordres ont pendant cinq ans et plus fait tout un fromage de la soirée du Fouquet's où Nicolas Sarkozy célébra sa victoire en 2007 avec des amis. Ce fut une réjouissance privée, payée avec de l'argent privé; le contribuable n'a pas eu à verser le moindre sou.
En revanche, nous ne savons rien du recours par François Hollande à 2 jets privés pour revenir de Tulle à Paris le soir de son élection, le 6 mai 2012. Une balade aérienne qui coùta, selon certaines sources, la bagatelle de 50 000 euros. Nous trouvons d'abord curieux ce voyage dans les airs de la part d'un homme qui affectionne le train. Ensuite, nous trouvons bizarre que personne, notamment dans les médias, ne se soit posé la question de savoir qui a payé cette promenade de santé.
En réalité, je fais l'âne ( pas pour avoir du son) car je ne trouve pas du tout ça bizarre...
Les trouvailles sémantiques font rage au gouvernement: choc fiscal, choc de compétitivité, choc de simplification etc..
Comment voulez-vous que les Français ne soient pas cabossés avec tous ces chocs qu'ils prennent sur le râble?
C'est la faute de la France et de son président qui doivent sortir de leur torpeur, de leur aveuglement et certainement pas de l'Europe que la gauche continue de rendre responsable de tous nos maux. Prenons l'exemple de la récession qui nous est tombée dessus. Elle est le résultat du choc fiscal, démentiel, de 2012, en poussant à la fermeture de nombreuses entreprises et en portant un coup mortel à notre production. D'où un accroissement du chômage dont la courbe ne s'inversera pas fin 2013, la baisse du pouvoir d'achat et la méfiance des investisseurs. Il s'agit bien d'un déni de réalité de la part du chef de l'Etat qui a fait le choix d'une augmentation massive des impôts et taxes de toute nature sans toucher au train de vie de l'Etat. Nous le paierons longtemps.
Les propos alarmistes, convenus, du Premier ministre et du ministre de l'intérieur n'ont eu, semble-t-il, aucune influence sur la mobilisation des anti-mariage pour tous lors de cette dernière manifestation nationale. 150 000 selon le comptage "officiel" de la police, 1 000 000 pour les organisateurs. Enorme différence. Nous ne saurons jamais le nombre exact, mais la foule était dense comme nous avons pu le constater avec les images retransmises par la télévision.
Pour le Premier ministre, il est temps de tourner la page, de passer à autre chose. D'autres dossiers importants comme le chômage attendent. Dommage qu'il n'y ait pas pensé plus tôt.
Le gouvernement aurait pu en effet passer en priorité les dossiers urgents plutôt que cette loi sur le mariage pour tous. Il n'y avait pas urgence à diviser les Français.
Dernière manifestation? Peut-être. Mais la contestation ne sera pas close pour autant, contrairement à l'affirmation du gouvernement et de la gauche. Dans 4 ou 5 ans, selon eux plus personne ne pensera à cette loi...Voire!
Nous pouvons parler de réussite pour cette manifestation et ce n'est pas anodin pour le pouvoir qui espérait un tassement, voire une déroute. Il doit se demander s'il ne s'est pas trop vite emballé pour imposer une loi qui fera perdre pas mal d'électeurs à la gauche en 2014.
Le roi étant, normalement, dans une république digne de ce nom, le peuple...
La cote de popularité de François Hollande remonte de quatre points dans les sondages. Si elle reste basse, il s'agit bien d'une embellie pour le président de la République qui serait due à sa prestation lors de sa conférence de presse. Il semble qu'il ait convaincu une majorité de Français en montrant qu'il tenait la barre, que c'était lui le patron et personne d'autre. Cela suffirait donc au bonheur du roi, donc du peuple. Que certaines promesses passent à la trappe, ce n'est pas grave. Que les impôts et taxes augmentent comme jamais, ce n'est pas grave. Que l'on ne taille pas, comme promis, dans les dépenses publiques, ce n'est pas grave. Que ne soit pas prévue dans la nouvelle réforme des retraites l'égalité de traitement entre public et privé, ce n'est toujours pas grave.
Nous avons désormais un "vrai" chef! D'ailleurs, lisez, écoutez, surtout après le fameux tournant de Leipzig, les médias...La plupart ne tarissent pas d'éloges pour "le nouveau président".
Ne soyons donc pas plus royaliste que le roi tantôt veau, tantôt mouton....
S'il enregistre une nouvelle plongée dans les sondages, le président connaît désormais le remède: une conférence de presse!
Modèle de réussite sociale, économique, d'intégration, d'organisation, la Suède vient de connaître sa sixième nuit de violences dans les banlieues défavorisées de Stockholm. C'est la mort d'un homme de 69 ans tué par un policier qu'il menaçait d'une machette qui a mis le feu aux poudres. Il apparaît maintenant que la violence gagne d'autres régions du pays.
Depuis le début des émeutes, il est relevé une centaine de voitures brûlées, des écoles, des bibliothèques, des commissariats vandalisés.
Nous retrouvons dans ce pays souvent cité, à bon droit, en exemple, à peu près les mêmes difficultés que dans la plupart des autres pays européens: chômage élevé, notamment chez les jeunes de la population immigrée qui ne disposent pas d'une formation professionnelle pour répondre à la demande. Les quartiers en cause accueillent beaucoup de réfugiés d'Irak, de Somalie, d'Afghanistan etc...Et l'intégration est en panne. On peut être humain, généreux et ne pas pouvoir accueillir toute la misère du monde, sauf à sombrer dans le chaos. La Suède se heurte à la maîtrise des flux migratoires, au problème que connaissent tous les pays occidentaux en particulier européens. C'est au niveau de l'Union européenne que doivent être réglées les difficultés liées à l'immigration sur notre continent. Penser que l'on puisse imposer une immigration nulle n'est pas réaliste. Une fois les quotas fixés, les immigrés entrés légalement dans les territoires doivent être traités dignement, ne pas souffrir de discriminations et recevoir une formation professionnelle comme les autochtones. Cela fait, certes, beaucoup de conditions à remplir, mais il en va de l'humanité et de l'honneur de notre civilisation et de nous-mêmes.
La peur qu'évoque le pouvoir, notamment le ministère de l'intérier, à propos du risque de graves débordements lors de la manifestation anti-mariage pour tous du 26 mai, obéit, j'en suis convaincu, pour partie, à une stratégie.
Qu'existent des risques avec des casseurs, des extrêmistes, sans doute, mais les forces de police, si elles sont parfaitement diligentées, peuvent y remédier sans trop de difficultés.
Le président et le gouvernement craignent surtout une manifestation importante, une foule dense, calme, ce qui porterait quand même ombrage à la loi votée et un peu à sa légitimité. Alors, la méthode est simple: décourager les Français d'y participer pour discréditer le mouvement. C'est peut-être d'ailleurs ce qui arrivera.
Cependant, la loi est votée, promulguée, elle devra être appliquée et respectée comme toutes les lois. Mais la gauche aurait tort de banaliser l'évènement: le différend se règlera dans les urnes. Parmi les contestataires, il y a des électeurs qui, contrairement à ce qu'affirment les commentateurs, ont voté Hollande en 2012. Je pense que désormais ils sont vaccinés. Le président de la République en ne prenant pas directement l'avis du peuple, a commis une maladresse dont il supportera longtemps les conséquences.
Bombinette ou bombe H?
L'affaire Cahuzac a déclenché une lame de fond qui risque de se transformer en tsunami.
Un banquier suisse, déjà connu pour ses déclarations fracassantes, prétend détenir une liste de personnalités politiques françaises, ministres et anciens ministres, possédant un compte occulte en Suisse et menace tout simplement de la publier.
Est-ce que ce banquier, ex-cadre de la banque Reyl, détient les preuves de ses affirmations? Il l'assure. Il entend dénoncer l'hypocrisie de ceux qui ont jeté l'opprobe sur Cahuzac alors qu'eux-mêmes ont de l'argent à l'abri au paradis suisse.
S'il dit la vérité, certains doivent avoir la gorge sèche, l'échine dégoulinante et les mains moites: la trouille, quoi! Attendons la suite, mais il est possible que l'on s'engage dans une affaire susceptible de faire beaucoup de dégâts en aggravant le rejet des citoyens de la vie politique et de ceux qui en sont responsables. Les vautours ne lâchent pas facilement leur proie...Voilà du pain sur la planche pour les médias: qu'ils fassent leur possible pour la découverte de la vérité....Plenel de Médiapart jubile, son fonds de commerce prospère...
L'homme au regard si doux s'en est allé. Georges Moustaki nous a quittés pour aller rejoindre "les amis de Georges". Je continuerai de chanter: " Avec ma gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents..."..
C'était un être exquis, disent ceux qui l'ont connu. Ce fut aussi un merveilleux faiseur de chansons.
Le maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, a pris un arrêté pour interdire la représentation de l'humoriste Dieudonné prévue le 31 mai dans sa ville. Cette décision est bien sûr motivée par l'antisémitisme connu de l'artiste.
" Je combattrai toujours vos idées, Monsieur, mais je me ferais tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer."
Cette citation attribuée à Voltaire est toujours d'actualité. Elle insiste sur la liberté d'expression. Mais il faut reconnaître qu'elle divise l'opinion.
Ne faut-il voir, dans le cas Dieudonné, qu'une prestation artistique alors même que ses propos heurtent notre conscience?
Dilemme! Le grand Albert Camus n'avait pas hésité à prendre fait et cause pour l'écrivain Brasillach accusé de collaboration avec le nazisme et condamné puis exécuté à la libération.
Pour ma part, malgré mon âge, je ne suis pas sûr de pouvoir choisir entre mon profond dégoût de l'antisémitisme et la liberté d'expression chèrement acquise. Qu'aurais-je décidé à la place du maire de Perpignan? J'avoue n'en rien savoir à priori. Je sais seulement une chose: je n'aimerais pas être à sa place.