Plane-t-il, le chef?
18/05/2013 10:27 par yvonlouvain
Aux socialistes qui vitupèrent par avance la droite qui manifestera contre le mariage pour tous le 26 mai, je me permets de rappeler que le droit de manifester est un droit constitutionnel et que tout parti politique quel qu'il soit ne remet pas en cause les institutions dès lors qu'il considère qu'une loi, même promulguée, s'avère indigne et dangereuse pour certains de nos concitoyens.
Dangereuse avec la PMA (procréation ( et non programmation!) médicalement assistée) déjà acquise pour la gauche et la GPA ( gestation par autrui) qui suivra immanquablement. En effet, si les femmes homosexuelles pourront procréer avec la PMA, le même droit sera réclamé par les hommes homosexuels avec la GPA. Et la "location des ventres", pour l'instant interdite en France, se fera soit officiellement, soit clandestinement. D'ailleurs le gauchiste richissime Pierre Bergé, mécène socialiste, y voit une évolution naturelle et indispensable de la loi.
Et là intervient le vocable indigne: nous devons penser à la possible souffrance des enfants qui naîtront avec une filiation inconnue. Nous pouvons avoir une idée de cette souffrance en observant les personnes nées sous X désireuses d'identifier leurs géniteurs, de connaître leurs origines, leurs racines et le passé de leur famille. Un homme ( ou une femme bien sûr) orphelin de son passé peut-il envisager sereinement l'avenir? Je reste persuadé que les personnes favorables à cette loi, prétendument égalitaire, n'ont pas réfléchi à toutes ses implications. Le gouvernement en est responsable pour avoir refusé au peuple un débat approfondi sur cette réforme sociétale.
...s'est produite dans la publication de mon article "Institutions et lois". Je vais procéder à une nouvelle frappe.
François Hollande s'accroche à l'inversion de la courbe du chômage fin 2013 comme une bernique à son rocher. Personne n'y croit et sans doute pas lui-même. Il s'agit en fait d'une posture issue d'une stratégie de communication: montrer au peuple son volontarisme, sa ténacité et maintenant son esprit offensif. Quitte à dire fin 2013, comme pour l'échec de la réduction du déficit à 3,7%, qu'il a essayé, mais que la crise...Etc, etc.
Rien ne va plus, faîtes vos jeux.
L'hebdomadaire allemand, le "Spiegel", classé à gauche, se moque sans retenue de la prestation de François Hollande. Plane-t-il, se demande l'hebdomadaire. Plane-t-il pour oser prétendre que la crise financière est derrière nous...Plane-t-il pour se féliciter des résultats obtenus alors que la France est entrée la veille en récession, que le pouvoir d'achat s'effrite, que le chômage bat des records, que les investisseurs ont quitté le pays...Plane-t-il pour oser parler de "compromis" avec Angela Merkel...
Notre fierté et notre solidarité nationales devraient nous pousser à dire à l'hebdomadaire allemand de s'occuper des affaires de son pays. Mais en Europe les affaires des uns sont un peu celles des autres. Et puis, a-t-il tort, ce canard? Chut! Je vous le dis à l'oreille et surtout ne le répétez pas. Oui, il plane, notre président, au moins à 15000...Pour rester, lors d'une conférence destinée, à priori, à informer le citoyen, aussi serein, aussi content de soi, autosatisfait, pour plaisanter à tout propos sur des sujets graves alors que la France est en perdition et que de plus en plus de Français font connaissance avec la précarité...Cela frise l'indécence!
Source:le site "Le Point.fr"
Elles sont chouettes les pannes (fréquentes ces temps-ci), de la plateforme vip-blog, surtout quand vous venez de taper un long article que vous ne pouvez pas publier, sauf à procéder à une nouvelle frappe à la réouverture des blogs.
J.L. Mélenchon a l'esprit tellement échauffé que quand il hurle ses imprécations la fumée lui sort par les narines...
Il joue au grand méchant loup mais quand sonne l'heure des grandes échéances électorales, redevient agneau...
François Hollande commence à récolter les fruits de sa prestation lors de sa conférence de presse. C'est vrai qu'il est très habile pour s'attirer les grâces des médias. En réalité il parle davantage aux journalistes afin de leur plaire, et il réussit assez bien avec ses bons mots, son ironie plus que son humour, qu'au petit peuple, dont il semble si éloigné, qui attend des mesures concrètes. Les louanges reviennent sur certains médias dernièrement plus que réservés. Enfin, dit un journaliste, nous avons vu le vrai Hollande...Parce qu'avant il était faux? Le cap est fixé, s'extasient quelques autres, une politique cohérente est désormais en place et l'an II signera le renouveau pour la France. Un nouveau printemps, quoi! Quel cap, vous le connaissez, vous, les amis? Suis-je donc bouché à l'émeri pour ne même pas apercevoir sa queue? Quant à la prétendue cohérence, en voici quelques exemples:
Le président caresse maintenant dans le sens du poil les entreprises après les avoir copieusement chargées de tous les maux. Mais refuse de leur donner les moyens d'une véritable compétitivité, avec une baisse effective des charges. Le pacte en cours qui s'appuie sur une réduction des impôts difficile à mettre en oeuvre est une absurdité dans la conjoncture actuelle.
Il parle de réformer le régime des retraites sans donner la moindre indication sur les mesures envisagées, tout en insistant sur la justice sociale qui doit présider dans ce domaine comme dans d'autres. Mais il ne dit mot sur la plus grande injustice qui soit, à savoir les avantages des régimes spéciaux et certains de la fonction publique. Pas touche à son électorat!
Il parle des économies à réaliser, mais reste silencieux au sujet de la réduction du train de vie de l'Etat. Au contraire, il embauche de nouveaux fonctionnaires sans doute indispensables dans quelques secteurs, mais sans toucher les administrations où ils sont en surnombre. De plus il ne veut pas réformer le millefeuille administratif qui s'avère fort coûteux et contre-productif.
Quelques exemples de la cohérence gouvernementale...
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai zappé la conférence de presse du "chef de guerre". Tout simplement parce que je n'en attendais rien et que je pressentais que ce serait d'un ennui mortel avec les répétitions des mêmes litanies. L'ennui fut perceptible chez au moins un ministre qui, sans doute très fatigué, somnola pendant une bonne partie de l'exercice.
Je ne peux donc en parler qu'après avoir visionné des extraits et parcouru l'essentiel de la presse pour voir les réactions. Et là, ça vaut le jus...
Il paraît que notre président a montré une vision stupéfiante, à l'instar des grands dirigeants, dont beaucoup ont disparu, de ce monde. Je ne puis m'empêcher d'avancer cette remarque qui devrait déplaire aux derniers fans: Il voit tellement loin, le président, que sa vue se brouille...Très habile, il a sans doute remis quelques médias dans sa poche. Ces derniers se sont tellement gourés depuis un an qu'ils se rattrapent à la moindre perche pour effacer leurs erreurs de jugement et retrouver quelque crédit.
Notre président se plaint de la violence verbale à son égard de l'opposition. C'est à mourir de rire! Comme si la gauche avait prodigué des caresses à Sarkozy pendant cinq ans...
Un président maintenant offensif, assure-t-on. Oui, dans le discours. Il y aura ceci, il y aura cela, nous ferons ceci, nous ferons cela. Mais là où le bât blesse toujours dans la même politique. Sans réduire par exemple le train de vie de l'Etat auquel d'ailleurs il n'a fait aucune allusion.
L'an II, ainsi décrété, sera identique à l'an I: de grandes envolées verbales lénifiantes, des discours bien léchés mais participant de la langue de bois, des promesses mirobolantes mais qui prendront des mois avant d'être mises au placard sans autre forme de procès. Le mot d'un observateur est d'un réalisme confondant: "On ne fait pas d'une carotte une citrouille par l'opération du Saint-Esprit".
François Hollande prétend que le chômage a augmenté sans discontinuer depuis cinq ans. Faux! S'il a globalement augmenté sur la période, il a baissé en 2009 et en 2011, au plus fort de la crise. Consultez vos fiches, M. le président, ou arrêtez d'accommoder la réalité à votre sauce personnelle. Vous ne gagnerez rien à ce petit jeu.
Les journalistes n'oublient pas de parler d'une com' réussie de la part du président. Comme si la com' était plus importante que les résultats désastreux enregistrés. Comme si elle améliorait à elle seule le sort de ceux ( toujours plus nombreux) qui ont les plus grandes difficultés à joindre les deux bouts. C'est vraiment prendre les Français pour des billes. La mayonnaise a de plus en plus de mal à prendre.
( Ce fut également Waterloo aujourd'hui sur la plateforme vip-blog...)
La France maintenant en récession, un chômage record, une baisse du pouvoir d'achat comme jamais vue depuis 30 ans, des secteurs entiers sinistrés: automobile, bâtiment, hotellerie etc..: voilà les seuls résultats perceptibles au bout d'un an de pouvoir socialiste. Consternant!
A la question: un autre gouvernement ferait-il mieux ou moins mal? Je réponds sans hésiter: oui!
Le gouvernement de gauche, toujours fidèle à sa doctrine, a choisi la facilité: augmenter les impôts plutôt que de réduire le train de vie de l'Etat avec une fonction publique globalement pléthorique en comparaison avec les autres pays.
Plus d'impôts, c'est la baisse du pouvoir d'achat; la baisse du pouvoir d'achat c'est la baisse de la consommation; moins de consommation c'est moins de production, moins de croissance et plus de chômeurs...La boucle est bouclée.
Aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain: c'est la devise de la médaille d'amour. C'est peut-être aussi ce qui nous attend, mais en matière de galère.
Allons, pressons, s'il vous plaît, en rang par deux, l'écuelle dans la main gauche, la cuillere dans la main droite et en avant pour la soupe populaire!
Gardons néanmoins le moral et le désir de plaisanter. D'ailleurs une bonne soupe au chou avec une tranche de lard fondant doucement dans le bouillon...Hein? Vous avez du cholestérol? Ce n'est pas le cholestérol qui tue, mais ce qu'il provoque, par exemple l'infarctus qui est d'ailleurs fort bien traité aujourd'hui. De toute façon que l'on soit d'accord ou non, il faut avaler son bulletin de naissance un jour, quelle que soit la cause. Comme dit l'autre: "Ti fumes ou ti fumes pas, ti crives quand même!"
Qui file le plus mauvais coton, le président de la République ou le peuple français?
Il y a un an, le président "normal" était porté en triomphe par 51% des Français et les médias lui tressaient des lauriers à longueur de journée. Le vent a tourné. Il semble que notre président a commencé par manger son pain blanc et ne reste que le noir. Les médias, dans leur grande majorité, ont tourné bride avec une souplesse spectaculaire. Notre quotidien régional, notre "nounou" papier ( la Nouvelle République pour ne pas la citer) consent désormais, certes à doses modérées, à publier les courriers franchement anti-Hollande après avoir longtemps privilégié l'antisarkozysme ambiant.
Mais le tandem exécutif comprend aussi le Premier ministre, J.M. Ayrault, maire de Nantes, parachuté premier ministre comme si ça allait de soi après avoir braillé pendant vingt ans dans l'opposition, se substituant à la justice pour instruire des procès par exemple contre Eric Woerth.
Descendu en flèche dans l'impopularité, ce grand spécialiste de la langue de bois continue à opposer sa morgue, son contentement de soi, son sourire moqueur, un air supérieur à ses adversaires comme s'il était sorti de la cuisse de Jupiter. Alors qu'il est incapable d'imposer un semblant d'ordre dans son gouvernement. Mais il bénéficie d'un soutien incomparable: son épouse voit en lui, et le dit sans ambages, l'homme de la situation, indispensable à Hollande, bref, le sauveur de la patrie en danger. C'est-y pas beau, l'amour? Des mauvaises langues affirment qu'il rend aveugle...