Peut-être la meilleure solution....
13/05/2013 08:58 par yvonlouvain
Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, est sérieusement mis en cause après les violences lors de la célébration du titre du PSG.
Il lui est reproché de n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour faire face à des incidents prévisibles et la droite lui demande avec insistance de démissionner. Ce qu'il refuse évidemment tout en reconnaissant qu'il avait sous-estimé les risques de débordements.
Selon le principe de Peter appelé "le syndrome de la promotion Focus", tout employé atteint son niveau d'incompétence ou, plus généralement, tout homme au cours de sa vie atteint son niveau d'incompétence. C'est peut-être le cas, aujourd'hui, de Manuel Valls. Je dis bien peut-être...Ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit.
La première fois que j'ai entendu parler du principe de Peter, c'était, autant que je me souvienne, dans un livre de J.J. Servan-Schreiber "Le défi américain" paru au début des années 70. Ce n'est donc pas d'hier.
Il existe une autre formule pour modérer les ambitions et relativiser les réussites. Vous la connaissez sans doute mais je vous la livre quand même: " Si haut que soit le trône sur lequel on est assis, on n'est jamais assis que sur son derrière."
Le principe de Peter ne me pose aucun problème: J'ai depuis belle lurette atteint mon niveau d'incompétence. Depuis, je régresse, je retombe en enfance et c'est merveilleux...En septembre prochain, j'entrerai en CE1, mon cartable sera neuf et ma blouse grise également. Mon père aura cloué des semelles en caoutchouc sur le bois de mes galoches....
Entre Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, existent de graves différends, des contradictions qui pourrissent l'action économique du gouvernement et montrent l'absence d'autorité du président de la République incapable de faire régner l'ordre chez lui.
On entend parler de remaniement ministériel; les supputations vont bon train. Remaniement dont la cible serait Bercy où cohabitent, à couteaux tirés, les deux ministres précités.
François Hollande est connu pour ses hésitations, ses tergiversations, ses indécisions et comme le remaniement lui pose un sérieux problème en matière de représentation des différents courants du PS, il attendra sans doute un peu avant d'y procéder et s'il se décide, le remaniement tant espéré pourrait accoucher d'une souris. D'ailleurs qui peut affirmer que la concorde règnera avec le changement de quelques ministres et surtout que cela modifiera la ligne politique suivie avec le même tandem à la tête du pouvoir exécutif?
Une question se pose avec de plus en plus d'acuité, jusqu'au vertige: au train où vont les choses, dans quel état sera la France dans 4 ans?
Il me semble que nous avons atteint un point de non-retour et le temps perdu ne se rattrape jamais. Si les Français veulent que leur pays redresse la tête sans trop de dommages, ils doivent demander la démission du président "normal" et de son équipe de novices prétentieux qui accumulent les bourdes, ou à tout le moins la dissolution de l'Assemblée nationale.
Nos concitoyens qui ont commis l'énorme bévue d'élire le député de la Corrèze doivent se joindre à ceux qui furent plus clairvoyants pour formuler cette exigence salutaire et démocratique vu qu'elle émane du peuple.
Jérôme Cahuzac, ex-ministre socialiste du budget, accusé de fraude fiscale, ayant reconnu sa faute après avoir menti à la représentation nationale et aux Français, est réapparu sur le marché de Villeneuve-sur-Lot, son fief électoral. Il a discuté avec quelques personnes présentes, apparemment détendu et souriant. Faut le faire!
Un bruit court selon lequel un local aurait été loué pour la campagne électorale de la législative partielle de Juin où l'ancien ministre pourrait être candidat à sa propre succession. Costaud, non?
Son petit tour au marché avait sans doute ( instillons quand même un peu de conditionnel) pour objectif de prendre la température de l'électorat. Il ne doit pas être déçu: les Villeneuvois lui ont réservé un accueil plutôt favorable. "L'affaire sera vite oubliée", disent les personnes interrogées. Il pourrait remporter la mairie en 2014 et pourquoi pas être réélu député en juin prochain. Si, bien sûr, il est candidat.
Si les événements confirmaient cette prévision, nous assisterions à une première sous la Vème République: un ministre convaincu de fraude fiscale, démissionné, ayant reconnu sa faute et ses mensonges éhontés, réélu député quelques mois plus tard....
Soyons lucides dans notre appréciation de l'égalité des chances. N'oublions pas que la nature est responsable des plus grandes inégalités contre lesquelles nous ne pouvons absolument rien. Avec la même qualification, le même dynamisme, un jeune au physique ingrat aura beaucoup de difficultés, si jamais il réussit, à concurrencer un apollon dans beaucoup d'emplois comme dans d'autres domaines de la vie sociale. Nous sommes entrés dans l'ère de l'apparence. Et sans oublier surtout le pire: la maladie qui annihile toute ambition légitime.
Notre seule contribution en réalité est de donner à chacun, quelles que soient ses conditions familiales et matérielles, la possibilité de se faire une place, la meilleure possible, au soleil.
Nous savons que la gauche, fidèle à son idéologie marxisante, est hostile à la transmission d'héritages, voyant dans cette pratique une entorse à la fameuse égalité des chances. Comme l'affirme un lecteur de la N.R. La gauche cependant ne perd pas le Nord: elle en profite pour augmenter allègrement l'impôt sur les successions.
Je ne vois pas en quoi hériter d'un patrimoine acquis par des parents qui ont travaillé et économisé toute leur vie, et bien sûr payé des impôts sur le revenu, contrevient à l'égalité des chances et constitue un fait répréhensible. Ou alors imposons un régime semblable à celui de la défunte URSS avec cependant une Nomenklatura "ben'aise"...
François Hollande demande à ses ministres d'accélérer les réformes. Intention louable et mieux vaut tard que jamais, et pourtant il y a fort à parier que rien ne bougera dans les prochains mois. Et ne croyons surtout pas à un changement de politique pourtant nécessaire vu le délabrement de notre économie. Les investisseurs fuient, de plus en plus de nos compatriotes sautent dans les canots de sauvetage pour rejoindre des rives plus accueillantes. Les réformes structurelles, impopulaires par nature en période de crise, attendront. elles peuvent même être repoussées aux calendes grecques tant l'optimisme du pouvoir submerge toute réalité. " La croissance reviendra, entend-on dans les hautes sphères, il suffit d'attendre et tout rentrera dans l'ordre". Il est possible que la croissance revienne spontanément dans deux ou trois ans, mais la France n'ayant pas opéré le dégraissage indispensable ne sera pas prête pour en profiter et le gâteau sera partagé sans elle.
2017, c'est dans quatre ans, mais il n'est pas trop tôt pour la droite de préparer l'alternance en élaborant un programme de gouvernement réaliste, pragmatique, ne cédant à aucune doctrine, comportant des réformes impopulaires mais indispensables, abolissant certains privilèges, pour remettre la France en état de marche, apte à reconquérir des marchés, à retrouver son lustre dans un monde difficile et sans pitié pour les traînards. Mais elle ne devra pas craindre de dire la vérité au peuple si elle veut obtenir son adhésion à des sacrifices sans lesquels notre pays risque de sombrer corps et biens. De même qu'elle devra, si elle veut retrouver quelque crédit, demander aux ténors de l'UMP de mettre un terme à leur guéguerre permanente. Leur ambition personnelle, si légitime soit-elle, doit s'effacer devant les intérêts vitaux du pays et des Français.
Peut-on réussir en politique sans magouiller un petit, petit peu? Les appétits sont si féroces... Mais attention, il y a magouille et magouille. S'il s'agit de quelque manigance, de placer une peau de banane au bon endroit pour évincer un petit camarade, il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Ce genre de chose existe aussi ailleurs qu'en politique. Par exemple, entre cadres dans une entreprise, ce n'est pas toujours le fol amour..Alors, soyons indulgents, ne faisons pas une montagne d'une taupinière, laissons nos politiciens magouiller gentiment, au besoin s'étriper de temps en temps, c'est humain.
Certains diront que je suis cynique, pas du tout braves gens, seulement réaliste...
Les commentaires actuels sur le bilan d'un an de pouvoir du président "normal" nous permettent de nous rappeler certains faits que les feux de l'actualité peuvent effacer de notre mémoire.
Ainsi, nous n'oublions pas que François Hollande a été élu grâce à l'antisarkozysme ambiant. Mais qu'il a également bénéficié d'un apport de voix inespéré. Par exemple grâce à l'appel du prince déchu du Béarn, François Bayrou, éternel candidat, à voter pour lui au second tour. Et Marine le Pen qui fait flèche de tout bois, se prend pour la seule opposante efficace au pouvoir socialiste, ne devrait pas oublier qu'environ un million de ses électeurs ont préféré voter pour le candidat socialiste le 6 mai 2012. Comme quoi une élection est souvent plus tributaire de magouilles politiciennes que fondée sur la valeur des candidats en lice. Mais là je reconnais que j'enfonce des portes ouvertes.
Le pompon revient quand même à Bayrou qui, tout en affirmant son désaccord avec le programme de Hollande a cependant voté pour lui. Voilà bien de la haute stratégie mais qui a lamentablement échoué. Pas de reconnaissance de la part de Hollande et le prince du Béarn continue sa traversée du désert...C'est long!
Les commentaires sur le bilan d'un an de pouvoir de François Hollande vont bon train. Il subit de longs tirs croisés même de la part de ses thuriféraires. Au point que l'on peut éprouver le sentiment désagréable de tirer sur une ambulance.
Mais la politique se passe de compassion. François Hollande fait front, sourire aux lèvres, opposant un air narquois et supérieur à ses détracteurs, comme s'il ne doutait pas un seul instant de la politique qu'il conduit. Il s'agit d'une posture. Il veut montrer son assurance indéfectible, que rien ne l'arrêtera dans la conduite des affaires qu'il a choisie. Il n'est pas à ce point coupé des réalités pour ne pas entendre les grondements du pays. Il est probable qu'au fond de lui il redoute une révolte. Mais qu'il se rassure: le peuple français sait raison garder et un brin fataliste supporte et supportera les pilules amères administrées sans compter.
Le président de la République et le Premier ministre, exécutif bicéphale, restent droits dans leurs bottes. Mais c'est François Hollande le patron et il doit impulser la politique du gouvernement. Il vient de demander aux ministres d'accélérer les réformes. Nous verrons de quoi il s'agit.
Dans plusieurs titres de la presse, nous relevons l'injonction suivante: François Hollande a désormais une obligation de résultat. A mon avis c'est beaucoup trop lui demander.
Prenons par exemple le statut juridique du médecin: Il n'a pas une obligation de résultat, mais une obligation de moyens, c'est-à-dire qu'il doit utiliser tous les moyens mis à sa disposition par la science médicale pour soigner ses malades et soit les guérir soit seulement les soulager. C'est encore trop pour le président de la République qui se révèle un mauvais médecin. Incapable d'établir un diagnostic précis du mal dont souffre l'économie du pays, il ne peut pas prescrire une potion susceptible d'améliorer sa santé. Reste le pronostic probable: la France humiliée, à genoux, quémandant, une sébile à la main, quelques sous à ses voisins pour subsister.