Qu'ils sont braves!
07/03/2013 07:11 par yvonlouvain
Un chef qui ne tient pas ses troupes n'est pas un chef. Je suggère à J.M. Ayrault de suivre une formation militaire d'un an. Il pourrait ensuite imposer à Montebourg, Peillon et tous les autres qui participent à une cacophonie du plus mauvais effet, cinquante "pompes" devant journalistes et photographes convoqués au préalable. J'ai la certitude que la formule serait très efficace.
La famille est dans la peine et les larmes forment dans ma gorge une boule qui m'empêche de respirer.
Mémé nous a quittés hier soir, à la fin du dîner. Elle a eu un hoquet et a murmuré: déjà? Elle se croyait éternelle, mémé!
Avec le bouillonnement de l'actualité, je constate que ma cervelle fonctionne un peu mieux. Est-ce à dire que cet organe si complexe est un muscle prenant de la force grâce à une intense activité? Je n'irai pas jusque là. En tout cas, une chose est sûre: je ne vois pratiquement plus la marmotte. La dernière fois que je l'ai aperçue, elle faisait grise mine et contrairement à son habitude elle ne me fit aucun reproche. Le mieux est certain, mais il va quand même falloir que je consulte un psy. Pas un jour ne passe sans que mémé me tanne à ce propos.
Selon les derniers sondages qui n'ont échappé à personne, 32% des Français font encore confiance à François Hollande. Par conséquent un tiers de nos compatriotes ont accepté l'instauration de nouveaux impôts et taxes. Et comme ils ont la vertu chevillée au corps et l'âme généreuse, ils acceptent sans doute, par avance, la nouvelle mouture fiscale qui se profile en dépit des dénégations habituelles du gouvernement.
Il est donc faux d'affirmer que le mécontentement est général. Disons plutôt quasi général...Pour l'instant!
Certains spécialistes d'un rare pessimisme assurent que la gouvernance actuelle va mettre la France sur le flanc pour des décennies. Et que nous Français allons ramer, ramer...
J'imagine mon arrière petit-fils, dans les années 2025, sur un frêle esquif avec son père et lui demandant: Dis papa, c'est encore loin, l'Amérique? Tais-toi et rame!
"Valeurs actuelles" publie un entretien avec Nicolas Sarkozy et c'est le branle-bas de combat.
L'ex-président affirme que la politique ne l'attire plus vraiment mais qu'il pourrait y revenir par devoir si d'aventure la situation devenait périlleuse pour la France.
Aussitôt, mobilisation générale à gauche. Les bataillons de militants socialistes entrent en action sur tous les sites internet. Et pleuvent les contre-vérités, et pleuvent les insultes sur l'ex-président comme aux plus beaux jours du précédent quinquennat.
Quelle trouille ils ont, nos socialos!
Nicolas Sarkozy doit quand même rigoler un peu devant une telle effervescence. Qui sait si ses amis et lui ne s'amusent pas à souffler le chaud et le froid? Attitude qui permet en même temps de prendre le pouls de l'opinion pour parer à toute éventualité.
Ne tombons pas dans le piège du populisme: rejet de la politique, des hommes politiques "tous pourris" etc..
Nous vivons en démocratie, chacun peut choisir ses dirigeants par l'intermédiaire des scrutins, notamment celui de l'élection présidentielle au suffrage universel direct. Nous pouvons aussi nous exprimer librement, faire part de notre mécontentement pour tenter de peser sur les décisions du pouvoir.
Le populisme a fait son apparition et semble s'étendre en Europe. Il peut conduire à toutes les dérives, surtout quand il s'accompagne du nationalisme. Soyons vigilants.
Ceux qui hier déclaraient que la réforme des retraites de 2010 était excessive, prétendent aujourd'hui qu'elle était insuffisante. Cela nous conforte à faire la différence entre un homme politique et un politicien.
C'était bien la première fois que le patron d'un syndicat ouvrier appelait à voter pour un homme politique. Ce fut fait par Bernard Thibault qui appela à voter François Hollande lors du deuxième tour de la présidentielle le 6 mai 2012. Pour virer Sarkozy, affirma-t-il.
Hier il défilait en tête de son syndicat pour dénoncer le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi suite aux accords du 11 janvier 2013. Les slogans ont parlé, faisant de François Hollande le complice du patronat.
Après avoir viré Sarkozy, Thibault devra virer Hollande...
Entendu de la bouche d'un politologue ce soir à l'émission C dans l'air: La méthode de Hollande surprend parce qu'elle est nouvelle...Pour sûr!
En réalité, la méthode du président est de n'avoir aucune méthode...De se laisser ballotter au gré des vents favorables ou contraires.
Nous nous souvenons du mensonge de J.M. Ayrault: 9 Français sur 10 ne seront pas touchés par les nouveaux impôts...
Le gouvernement vient de pondre une formule anesthésiante afin d'expliquer son choix pour trouver les milliards nécessaires au bouclage du budget: Il n'y aura pas de nouvel impôt, mais des prélèvements supplémentaires...
Ah! Bon? Vous m'en direz tant...