Encore un ministre dans la tourmente.
26/02/2013 08:39 par yvonlouvain
Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon avait déjà subi les foudres des enseignants et de certains parents avec la réforme des rythmes scolaires, en l'occurence l'établissement de la semaine de 4,5 jours.
Le voilà qui récidive en parlant de 6 semaines de vacances d'été réparties en deux zones. Ou il est inconscient, fatigué, ou il ne connaît rien à la politique. On peut être agrégé de philo et se planter lamentablement quand il s'agit de réformer un système aussi sensible. Réformer si c'est nécessaire, d'accord, mais pas au pas cadencé. Même un ministre de gauche s'y casse les dents.
En 2017, et qui sait peut-être même plus tôt, François Hollande pourra tenter d'entamer une nouvelle carrière comme humoriste...Mais à mon humble avis, là non plus il n'a pas le niveau.
Hein, mémé, n'ai-je pas raison? Je sais, tu t'en bats les bretelles.
Lors de la campagne électorale et même au début de sa présidence, François Hollande affirmait que la crise économique n'existait pas et que le problème c'était Sarkozy..
A mon avis ça devait être aussi de l'humour. Mais de l'humour à la sauce hollandaise, avec toujours une vacherie sous-jacente. Par ailleurs, il ne faut pas confondre humour avec ironie et persiflage. François Hollande devrait aller faire un tour chez la perfide Albion pour prendre des cours.
Mon président, plutôt mon général puisque vous avez été promu "chef de guerre", avez-vous assez d'humour pour nous faire avaler l'amère pilule des impôts nouveaux? J'en doute.
Réponse de François Hollande au salon de l'agriculture à un enfant qui lui disait qu'il n'avait jamais vu Nicolas Sarkozy:
"Sarkozy? Ah, Bah, tu ne le verras jamais plus"
Trait d'humour, dit la presse toujours aux ordres. Ben voyons!
Quelle suffisance, quelle arrogance et quel cynisme en réalité. Nous n'avons jamais vu un président, comme nous l'avions déjà constaté lors de la passation des pouvoirs, débordant à ce point de haine pour son prédécesseur. Tôt ou tard, quels que soient les ors de la fonction, la vraie personnalité se révèle. Quand on est président de la République, on peut penser ce qu'on veut d'un adversaire, mais on ne le clame pas publiquement.
Carton rouge, M. François Hollande! Vous ne participerez pas au prochain match. Faites d'ores et déjà une croix sur 2017.
François Hollande croit, la main sur le coeur, à l'objectif fixé d'un équilibre des dépenses publiques en 2017. Et il se voit sans doute déjà, avec un tel résultat, réélu d'office...
Mais ce n'est pas le sentiment de la Commission européenne dont les prévisions sont nettement plus sombres pour notre pays.
S'agissant des citoyens français, les plus intéressés, ils peuvent rechigner à croire leur président qui avait annoncé, claironné, maintenu contre vent et marée un déficit budgétaire de 3% en 2013 alors qu'il atteindra 3,7%.
Les Anglais viennent de perdre leur triple A. ce n'est pas le moindre des paradoxes, mais c'est tant mieux pour eux. Ils vont voir baisser les taux des intérêts de leurs emprunts sur les marchés, comme cela s'est passé pour la France.
Nous ne pouvons qu'encourager les agences de notation à continuer à abaisser les notes des Etats européens, surtout ceux de la zone euro, elles contribuent ainsi à leur redressement....
( Je ne suis pas le conseil de mémé, je continue à pondre des machins avant de rencontrer le psy...)
Nous sommes en plein débat en France pour savoir si l'on doit rembourser la dette d'abord, donc procéder à des coupes dans les dépenses publiques, ou ne pas se polariser sur ce remboursement et pratiquer une relance pour retrouver la croissance. En somme appliquer une politique Keynésienne.
Nous avons, me semble-t-il, une réponse à ce dilemme. Il suffit de regarder du côté de l'Allemagne, de la Suède, entre autres, pour savoir que les réformes prises dans ces pays ont porté leurs fruits. Réformes qui ont consisté à assainir les finances, à mieux équilibrer les budgets pour repartir sur de bonnes bases. Si nous dépensons en France plus que nous produisons, il ne nous reste pas trente-six solutions: il faut réduire le train de vie de l'Etat, autrement dit tailler dans les dépenses publiques qui sont les plus élevées des pays européens hors le Danemark. Tout le reste n'est que littérature...
Que fait un ménage, s'il ne rêve pas trop, quand il s'aperçoit qu'il a du mal à joindre les deux bouts malgré un revenu convenable: il supprime les sports d'hiver...
La politique de François Hollande est pour partie centrée sur l'électoralisme. Il garde dans son viseur 2017 et sa réélection. Il rechigne donc à opérer des coupes sombres dans les dépenses publiques car il craint de s'aliéner les plus gros bataillons de son électorat. Au contraire il les soigne en supprimant par exemple le jour de carence en cas de maladie alors que dans le privé on en est toujours à trois jours.
Alors il gagne du temps en espérant une embellie économique en 2014 et le retour de la croissance dans le monde et en Europe. Ce qui rendrait moins cruciales les économies drastiques à réaliser. Il est possible que le train redémarre en 2014, mais la France restera sur le quai, regardant s'éloigner les pays dont les dirigeants n'auront pas hésité à pratiquer des réformes difficiles, douloureuses mais nécessaires.
Avec 0,1% de croissance au lieu de 0,8, un déficit budgétaire de 3,7% au lieu de 3, le gouvernement est loin d'avoir atteint ses objectifs. Bruxelles vient d'accorder un répit à notre pays, mais à condition que des réformes soient engagées.
La France connaîtra sûrement la récession en 2013. Avec cette croissance au ras du plancher, elle fait déjà triste figure à côté de pays comme l'Espagne, le Portugal qui tout en ayant connu une situation plus difficile sont en voie de redressement grâce à des réformes certes douloureuses mais productives. La France est le seul pays des grands pays européens qui continue à décrocher.
Le pouvoir a voulu, malgré la violence de la crise économique qu'il a d'abord niée, appliquer les règles d'une idéologie dépassée. Il a joué avec le feu en créant de nouveaux impôts et taxes au détriment des entreprises et des particuliers, en fustigeant les entrepreneurs, les traitant tout simplement d'incapables, en stigmatisant le capital ce qui a eu pour conséquence de faire fuir les investisseurs et ainsi de bloquer tout développement des entreprises et de notre économie. On peut le tenir responsable en outre de la fuite des entreprises, des cadres dirigeants et des jeunes diplômés. Et bien entendu des riches qui représentent l'enfer pour la gauche.
Mais toujours rien s'agissant des coupes nécessaires dans les dépenses publiques. La priorité est toujours donnée aux recettes, c'est-à-dire à l'impôt.
Dans le cadre de sa souveraineté, le peuple a porté au pouvoir François Hollande. La démocratie est respectée, il n'y a donc rien à dire. Sauf que le peuple se trompe parfois.
J'ai oublié de vous dire: ce qui peut expliquer la longévité de ma grand'mère, c'est sans doute la pipe...
A toutes fins utiles, et pour éviter toute méprise obscène, je vous précise que mémé fume la pipe, une belle pipe en bois sculpté que lui avait offert son troisième ou quatrième mari, je ne sais plus.